Histoire

Histoire

Avec ses 15km de côtes, la commune de Landéda – L’Aber Wrac’h s’est construite sous l’influence de la mer et des activités qui lui sont associées. Peuplée dès le néolithique, elle conserve de très nombreux vestiges, que l’on rencontre au fil des paysages, au détour des chemins, rues et ruelles. Des pêcheries aux viviers, des fortifications de Vauban au mur de l’Atlantique ou du port d’échouage au port de plaisance, petits ou grands, anciens et plus récents, les nombreux ouvrages maritimes ont modelé le paysage littoral et portuaire et dessinent aujourd’hui l’histoire de la commune et ses modes de vie résolument tournés vers la mer.

Étymologie et origines

Landéda appartenait autrefois à la paroisse de Ploudiner et prit son autonomie au XIVe siècle, divisant ainsi la paroisse de Ploudiner vers 1330 en trois : Landéda, Lannilis et Broënnou, son église étant sous le vocable de Saint Congar. Broënnou fut ensuite unie à Landéda et annexée en 1829.

Pour certains « Landéda » provient de « Lan » – désignant en breton la lande, le landier, mais aussi, comme Llann en galois une fondation religieuse, un ermitage, un simple lieu-dit qui a pu dépendre d’un monastère, une église… – et de Saint Téda, religieux arrivé dans la commune au Ve siècle.

Pour d’autres, Landéda aurait pris le nom du manoir de Lohodan (Locus Odac, lieu de Oda ou Lan Eda) ou encore viendrait de Lan Eo Ach (terre située le long de la rivière Ac’h), ou de Lan Hent Ah (lieu du chemin du pays d’Ah).

 

Langue bretonne

Ni patois, ni dialecte local, le breton est une véritable langue, parlée et enseignée, identitaire par excellence. L’environnement de la commune témoigne de l’importance de la langue bretonne dans l’histoire de la région : noms de famille, de villes, de quartiers, de rues …

Pelec’h emaout o chom (où habitez-vous ?)    

Un groupe composé d’élus et d’habitants s’est donné pour mission de traduire et de rechercher l’origine des noms de quartiers et de lieux de la commune. 

Consultez la présentation du projet et ses recherches.

La commune a par ailleurs adhéré à la charte Ya d’ar brezhoneg sur vote du Conseil municipal le 15 novembre 2010.

Patrimoine

Patrimoine

Les témoins de l'histoire, au coeur de notre époque ...

Pour le plus grand bonheur des amateurs d’histoire, habitants ou visiteurs, le passé de la commune se matérialise au travers d’un patrimoine bâti exceptionnel dont la conservation est au cœur des préoccupations de l’action municipale. Croix de pierre, lavoirs, chapelles, manoirs, fontaines, ornements d’habitations, fours à goémon … Empruntez les chemins de campagne pour découvrir les richesses qui illustrent cette terre de légende et sont les fiers témoins de l’identité bretonne.

Quelques éléments caractéristiques du patrimoine bâti local, entre tradition et modernité :

Le Sémaphore

Le sémaphore de l’Aber-Wrac’h (1861) assurait la surveillance et la communication pour les bateaux croisant au large de la côte. Il a été désarmé en 1986. Racheté par la Mairie de Landéda, il est situé sur un site panoramique exceptionnel, et est réservé essentiellement aux expositions et aux conférences culturelles.

Retrouver toutes les actualités du sémaphore

Horaires d’ouverture :
Ouvert du 11 avril au 4 septembre 2017
Hors saison : 15h-18h. Fermé le lundi.
Juillet-Août : 15h-19h tous les jours

L’Abbaye des Anges

L’Abbaye Notre Dame des Anges est un monument exceptionnel témoin de l’art et de la culture bretonne du début du 16ème siècle. En cours de rénovation, elle témoigne par sa qualité, de la richesse et de la puissance de Tanguy du CHASTEL, seigneur de Trémazan, capitaine de la place de Brest, son fondateur.

Entouré de sa clôture d’origine, donnant sur la plage, Notre Dame des Anges ses jardins, son bois, sa source, ses bassins forment un site unique préservé depuis 500 ans.

Pour visiter : www.abbayedesanges.com

Cézon

« Une île, un fort, des histoires »

L’île Cézon est accessible à marée basse et fait partie d’un ensemble d’îlots bien connus. Les fortifications qui l’entourent furent construites par Vauban à partir de 1694 puis transformées au fil des siècles jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle furent érigés 17 blockhaus. Le site est inscrit aux Monuments Historiques depuis juillet 2015 et des visites guidées sont organisées régulièrement par l’association en charge de sa restauration.

Horaires de visites et informations sur www.cezon.org

Fours à goémon

Tradition ancestrale de la côte des légendes, le brûlage du goémon se faisait toujours par beau temps, à l’aide de fours à goémon. Aujourd’hui, bon nombre de ces dispositifs ont disparu, la plupart du temps emportés par la mer ou tout simplement dégradés par le temps.

Pour rappeler cette activité, dans le cadre de la démarche du label port d’intérêt patrimonial, des membres d’associations, des élus et des bénévoles s’attachent à mettre en valeur ce patrimoine en restaurant certains des fours témoins de l’activité goémonière sur la commune (visibles sur les dunes de Sainte de Sainte Marguerite).

Patrimoine vernaculaire

Chapelle Saint-Laurent à Troménec, église de Saint-Congar, fontaine Saint-Antoine, chapelle de Sainte Marguerite et de Broënnou… Tous ces éléments font tellement partie de notre environnement et notre quotidien qu’ils n’étonnent presque que les visiteurs. Si les chapelles en sont la partie la plus connue et visible, les croix, les calvaires, les lavoirs et les fontaines, les phares et balises en sont aussi des expressions. Leur histoire et leurs modifications racontent l’histoire du Pays des Abers.