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Publié le 8 juin 2019

Donner son sang ou l’un des composants sanguins ? Qui ? Comment ? Pourquoi ?

Depuis l’antiquité, le sang est considéré comme symbole de la vie. On espérait que donner un sang jeune à un vieillard lui fasse retrouver sa jeunesse. Des transfusions ont souvent été tentées, en général de l’animal vers l’homme. Les résultats étaient désastreux. Si bien qu’en 1668, le parlement de Paris a dû prendre un arrêté pour réglementer ces pratiques.
En 1873, Muller et Landois, montrent que le sang humain et animal s’agglutine. Ceci est visible à l’oeil nu et est certainement la cause des décès. De ce jour, seul la transfusion d’homme à homme est pratiquée. En 1900 et 1911 des découvertes importantes permettent la définition des groupes sanguins. Les transfusions se font alors directement de bras à bras.
Lors de la première guerre mondiale, de grands pas sont faits. On commence à transfuser du sang conservé, mais aussi uniquement du plasma ou des hématies.

En 1923, le premier centre de transfusion s’ouvre à l’hôpital Saint Antoine de Paris. De nombreuses recherches y sont effectuées. Très vite on voit une baisse importante des décès par hémorragie à l’accouchement.
Durant la seconde guerre, de grande campagne de recrutement de donneurs sont effectuées de façon à ce qu’aucun blessé ne meurt faute de sang. En 1949, une explosion fait de graves blessés à Vincennes. Le maire de la commune apprenant qu’ils sont soignés par du plasma collecté à l’hôpital Saint Antoine. Il décide que ses administrés vont aussi pouvoir donner leur sang et organise la première collecte mobile.
L’élan fraternel est donné. Aujourd’hui, avec les professionnels de l’EFS (Etablissement Français du Sang) les bénévoles continuent de recruter des donneurs.

Qui peut donner son sang ?

Pour donner son sang, il faut être majeur et sans autorité curatrice. On peut donner jusqu’à la veille de son 71ème anniversaire. Puisque l’on donne pour aider à guérir, il faut soit même être en bonne santé et peser plus de 50 Kg.
Pour assurer la sécurité du donneur et des receveurs, il existe de nombreuses contre-indications. Cependant, il ne faut pas croire que tout traitement entraîne l’exclusion systématique. De nombreux médicaments sont compatibles avec un don. Beaucoup de contre-indications ne sont que provisoire. Une fois le délai de carence passé on peut retourner donner son sang.
Vous avez un doute ? Demandez l’avis de votre médecin ou de celui de l’EFS (coordonnées à la fin du texte). Ne restez pas dans l’ignorance.

 

Comment se passe un don ?

Pour un don de sang total, prévoyez trois quarts d’heure à une heure au total. Mais sur ce créneau moins d’un quart d’heure concerne le prélèvement lui-même.
A votre arrivée, vous êtes reçus par la secrétaire. Si c’est votre premier don, pensez à présenter une pièce d’identité. Elle vous remettra un questionnaire à remplir tranquillement sur votre état de santé et vos habitudes de vie quotidienne. Vous rencontrerez ensuite un médecin ou un infirmier qui analysera vos réponses et vérifiera votre état de santé. Si tout va bien, il vous invite à passer au don.
Confortablement installé, vous allez ressentir une petite piqûre quand l’infirmier installera l’aiguille (dans la veine au niveau du pli du coude) pour le prélèvement. Puis plus rien pendant les 10 à 15 minutes que requiert le prélèvement. Environ 500 ml seront prélevés. Ils seront très vite reconstitués par votre organisme.

Une fois l’acte accompli, prenez votre temps avant de rejoindre les bénévoles qui vous ont préparés une collation. Ne quittez jamais le lieu de collecte sans cette pause indispensable et conviviale.
Quand on fait un don de sang total, le sang est ensuite analysé et fragmenté. Chaque composant est ainsi donné au malade qui en a besoin. Avec un don vous pouvez aider 3 malades.
Vous pouvez faire des dons de sang total sur les collectes mobiles. L’amicale de Landéda organise deux jours de collecte, deux fois par an (début août et juste avant Noël). A Lannilis ce sera trois fois sur des périodes intermédiaires (février, mai et octobre). A Plouguerneau, c’est mi-août. Il faut 8 semaines entre deux dons. Le planning est organisé en conséquence sur nos communes.

Il est également possible de se rendre à la maison du don de Brest, sur rendez-vous, pour un don de sang ou don en aphérèse (séparation des constituants et restitutions de ce qui n’est pas prélevé au donneur) de plasma ou plaquettes. Il faut prévoir plus de temps pour les aphérèses. Les communes de Landéda et Lannilis mettent régulièrement à disposition des amicales leur minibus pour un déplacement groupé « matinée plasma » sur Brest.

 

 

Pourquoi faut-il donner ?

Aucun produit ne peut se substituer aux composants sanguins. Bien que de nombreuses recherches soient menées, rien n’est trouvé pour se substituer efficacement et sans danger à l’un ou l’autre des produits sanguins.
Les produits sanguins, ont une durée de vie très brève : 7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges et un an pour le plasma congelé. Les stocks doivent être suffisants pour faire face à toute urgence et donc régulièrement renouvelé.
En France, plus d’un million de personnes sont soignées chaque année grâce aux produits sanguins. En Bretagne 600 dons quotidiens sont indispensables pour faire face aux besoins.

La population est vieillissante, les recherches médicale, pharmaceutique et biologique permettent de découvrir de nouvelles thérapies, les besoins sont donc en perpétuelle augmentation.
Le sang pour qui ? On pense immédiatement aux blessés, victimes d’hémorragies, aux grands malades (cancer par exemple) qui du fait de la pathologie elle-même ou des traitements pour
la combattre ont des besoins importants. Si ici l’apport peut être important, en général, il concerne une période précise de la vie. D’autres malades ont des besoins plus permanents. Sans immunoglobuline (anticorps circulant dans le plasma) administrée à intervalles réguliers tout au long de la vie, de nombreux malades ne pourraient survivre. Le plasma, joue lui aussi, un rôle très important dans le traitement des grands brûlés entre autre.

Le rôle des amicales

A Landéda, 13 bénévoles forment l’amicale pour le don bénévole de sang sur la commune. Vous les rencontrez sur les collectes. Partenaire de l’EFS, ils préparent les salles, mais aussi sont là pour vous recevoir et vous dorloter à la collation. Jeunes parents, des bénévoles (diplômés BAFA ou/et CAP petite enfance) prennent vos enfants de 6 mois à 12 ans en charge le temps de votre don. Vous pouvez ainsi donner sereinement.
Tout au long de l’année, ils sont présents sur diverses manifestations (Landabérienne, fête maritimes, Téléthon…) pour vous informer sur le don, pour vous aider à franchir le premier pas. Mais aussi, organisent des interventions dans les écoles ou sur demande de d’autres organismes.

Régulièrement formé par l’EFS ou l’Union Départementale pour le Don de Sang Bénévole en Finistère, ils se tiennent au courant des dernières avancés, des besoins. De plus en plus, ils sont en capacité à vous parler du don en général : don de sang, don de moelle, don d’organes. Cependant, ils ne sont pas médecin et jamais ils ne jugeront si vous êtes aptes ou pas pour donner. Le don un partage sans frontière de race, de religion, d’ethnie, d’origine ou de classe sociale. Un don gratuit et volontaire pour aider son prochain. Un don anonyme. UN DON DE SOI tout simplement.

 

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter :
L’EFS Brest au 02 98 44 50 77 – https://dondesang.efs.sante.fr/
Le blog départemental : http://dondusang29.fr/
L’amicale pour le don de sang bénévole de Landéda : 02 98 04 80 13 ou 06 72 01 08 25 – dondesanglandeda@free.fr – www.facebook.com/dondesangbenevolelandeda

Horaires de la mairie

Lundi à Mercredi : 8h30 – 12h00 et 13h30 – 17h30
Jeudi : 8h30 – 12h00
Vendredi : 8h30 – 12h00 et 13h30 – 17h00

En cas d’urgence en dehors des horaires d’ouverture : 06.95.21.51.58

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